La fabrique d’une ruine

Terken, la dernière grande brasserie de la métropole lilloise a fermé en février 2004. Située entre Roubaix et Tourcoing, elle est maintenant intégrée dans le projet urbain de la zone de l’Union.


Lors de la liquidation, le site fait l’objet d’une surveillance drastique. Les cuves sont vendues au plus offrant. Des pans entiers de murs sont démolis pour sortir les cuves. A la fin de la liquidation, le site ne resemble plus qu’à un vaste champ de guerre.



Le liquidateur parti, les bâtiments sont abandonnés. Des ferrailleurs bien équipés nettoient au peigne fin et détruisent les dernières installations métaliques.
Place ensuite aux squateurs et aux graffeurs qui réhabillent le lieu.


En 3 ans, Terken est devenue une véritable ruine dépourvue de toute valeur marchande. Elle est maintenant aux mains des responsables du patrimoine.

Les vestiges romains, les anciennes abbayes sont ruines car pillées à diverses époques de ce qui est précieux : métaux, marbres, pierres taillées...
Aujourd’hui, la ruine a moins d’avenir : le cours du foncier est aussi élevé que celui des métaux et les pelleteuses sont de plus en plus puissantes. Une dernière chance ? Il est très coûteux de dépolluer un ancien site industriel.